Hébergement
Les résidences autonomie sont des établissements médico-sociaux qui proposent un ensemble de logements individuels, généralement des studios ou deux-pièces, destinés aux personnes de plus de 60 ans encore autonomes, seules ou en couple. Chaque résident y vit dans un logement indépendant qu’il peut meubler à sa convenance, tout en bénéficiant d’un environnement sécurisé et de services communs.
Elles doivent proposer l’accès à des actions collectives ou individuelles de prévention de la perte d’autonomie (par exemple : atelier d’activités physiques adaptées, prévention du risque de chute, nutrition, mémoire, sommeil, bien être et santé mentale, …) au sein de la résidence autonomie ou à l’extérieur,
Des prestations facultatives sont souvent proposées, comme la restauration, l’entretien du linge, des animations collectives, des sorties culturelles ou encore un salon de coiffure.
Ces structures sont en principe situées à proximité des commerces et des transports, ce qui permet à chacun de conserver des activités extérieures et une partie importante de son autonomie.
La résidence autonomie constitue une solution intermédiaire entre le domicile et l’hébergement collectif. Elle n’est pas médicalisée et aucun soin n’y est assuré en interne.
En revanche, comme à domicile, il est possible de faire intervenir des services extérieurs tels que les aides à domicile, les services de soins infirmiers ou les équipes spécialisées Alzheimer.
La présence de dispositifs de sécurité, comme les sonnettes d’appel reliées à l’accueil, permet d’intervenir rapidement en cas de difficulté. La personne n’est donc jamais totalement isolée.
Pour y être admis, il faut en principe avoir plus de 60 ans, sauf dérogation accordée par le conseil départemental pour les personnes légèrement plus jeunes. L’admission est réservée aux personnes dont la perte d’autonomie correspond à un GIR 5 ou 6. Une entrée en GIR 4 peut toutefois être possible lorsque la résidence a conclu une convention avec un SSIAD, un SPASAD ou un Ehpad.
Une vie en couple est possible dès lors que chacun répond aux critères d’admission.
Les résidences-autonomie ayant une vocation sociale, le coût des loyers est modéré. Plusieurs aides peuvent être mobilisées pour financer ce mode d’hébergement :
- l’Allocation Personnalisée d’Autonomie à domicile (APA),
- les aides au logement,
- l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH) si la résidence-autonomie est habilitée à recevoir les bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement
À savoir : il existe des résidences autonomies en milieu rural et péri-urbain ayant reçu le label MARPA (Maison d’accueil et de résidence pour personnes âgées). Ces résidences sont plus petites que des résidences autonomie habituelles (jusqu’à 30 places maximum).
Nos conseils
Le recours à une résidence autonomie peut être une solution adaptée au début de la maladie. Elle constitue un cadre rassurant, moins isolant que le domicile, tout en permettant à la personne malade de vivre dans un environnement familier et prévisible. Cette étape peut aussi faciliter la transition vers une solution plus médicalisée lorsque l’évolution de la maladie l’exige. Elle aide la personne comme la famille à appréhender progressivement un changement de mode de vie et à éviter les ruptures brutales.