Soins et accompagnement au domicile

La kinésithérapie

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Le kinésithérapeute, ou masseur-kinésithérapeute, est un professionnel de santé dont le rôle est de préserver ou de restaurer les fonctions motrices. Il intervient sur les muscles, les articulations et l’équilibre, afin d’améliorer la mobilité, de prévenir les douleurs et de limiter les pertes d’autonomie. Dans les maladies d’Alzheimer ou apparentées, son intervention évolue au fil du temps : d’abord centrée sur le maintien de la marche et de l’équilibre, puis orientée vers la prévention des raideurs, des rétractions et des douleurs liées à une mobilité qui diminue progressivement.
 
Au début de la maladie, la kinésithérapie aide la personne à entretenir ses capacités de déplacement, à préserver la stabilité et à renforcer la confiance corporelle, ce qui contribue aussi à prévenir les chutes. Lorsque la mobilité se réduit, les muscles et les articulations peuvent s’engourdir, les tendons perdre leur souplesse, et la kinésithérapie devient alors une aide indispensable pour maintenir les amplitudes de mouvement, éviter les rétractions et soulager les douleurs. Les séances associent des mobilisations, des étirements, des massages, mais aussi un accompagnement verbal et relationnel qui fait partie intégrante de la prise en charge.
 

Prescription et prise en charge financière

La kinésithérapie s’effectue toujours sur prescription médicale. L’ordonnance peut prévoir un simple bilan initial : à partir de ce bilan, le kinésithérapeute détermine lui-même le nombre de séances nécessaires en fonction de l’état de santé de la personne et des recommandations professionnelles.
 
Pour les maladies neuro-évolutives, les démarches administratives ont été simplifiées : une demande d’accord préalable à l’Assurance maladie n’est requise qu’au-delà de trente séances. Lorsque cette demande est nécessaire, le kinésithérapeute peut accompagner la famille dans la procédure.
 
Les séances sont prises en charge à 60 % dans le régime général. Lorsque la maladie d’Alzheimer ou la maladie apparentée est reconnue en affection longue durée (ALD), les soins en lien direct avec la pathologie sont remboursés à 100 % du tarif de base. Le tiers payant devient alors obligatoire et la personne n’a pas à avancer la part prise en charge par l’Assurance maladie.
 
Même en ALD, la franchise médicale de 1 euro par acte s’applique et reste à la charge de la personne, dans la limite annuelle fixée par la loi. En cas de tiers payant, cette franchise est récupérée ultérieurement par l’Assurance maladie, qui la déduit automatiquement d’un prochain remboursement. Les complémentaires santé ne la prennent quasiment jamais en charge ; il peut toutefois être utile de vérifier les garanties de votre contrat.
 
Si des dépassements d’honoraires sont envisagés, le professionnel doit en informer la famille avant le début de la prise en charge.
 

L’intérêt de la kinésithérapie dans la maladie d’Alzheimer

Une rééducation régulière contribue à préserver l’autonomie plus longtemps. Elle entretient la marche, limite la perte de tonus musculaire, aide à maintenir une bonne posture et évite les rétractions douloureuses. Elle est également un outil essentiel de prévention des chutes, qui constituent un risque majeur dans les maladies neuro-évolutives. Au-delà de l’aspect physique, les séances offrent un temps d’échange, de stimulation et de relation qui peut apporter confort, sécurité et apaisement.

France Alzheimer

Nos conseils

Choisir un kinésithérapeute habitué à intervenir auprès de personnes vivant avec une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée est un vrai atout. La qualité du contact, la façon de guider les mouvements, la patience et la bonne compréhension des effets de la maladie jouent un rôle important dans la réussite des séances. Il peut être utile de privilégier un professionnel qui accepte de travailler aussi bien en cabinet qu’à domicile, afin que la prise en charge puisse s’adapter à l’évolution de la situation.
 

L’important est de ne pas attendre que la personne perde en mobilité pour débuter la kinésithérapie. Intervenir tôt aide à maintenir les capacités et à prévenir les complications.
 

Lorsque la mobilité diminue, la régularité des séances devient essentielle : elle permet non seulement de préserver le confort physique, mais aussi de soutenir la qualité de vie du couple aidant-aidé.