Soins et accompagnement à l'extérieur du domicile

L’accueil familial permet à une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée de vivre au domicile d’un accueillant familial agréé. Cette solution peut être particulièrement adaptée lorsque la personne ne peut plus rester seule chez elle, mais souhaite préserver un environnement chaleureux, rassurant et à dimension humaine.
 
Dans ce cadre, l’accueillant familial partage le quotidien de la personne, apprend à connaître son histoire, ses habitudes, ses goûts, et peut l’inviter à participer à certaines activités du quotidien (préparer un repas simple, plier le linge, arroser les plantes…). Ce maintien dans un rythme familier peut aider à conserver des repères, un sentiment d’utilité et de continuité de vie.
 
L’accueil familial facilite également la relation avec les proches : les visites peuvent être organisées de manière souple, et chacun trouve plus aisément sa place dans un cadre intime et moins institutionnel.
 

Conditions et organisation

 

L’accueil familial est réglementé.
 
Il nécessite un agrément délivré par le Conseil départemental, une formation adaptée, notamment à l’accompagnement de personnes présentant des troubles cognitifs, et un suivi régulier assuré par les services du département.
 
L’accueillant familial ne peut accueillir que 1 à 3 personnes simultanément, afin de garantir une présence personnalisée.
 
L’accueil peut être temporaire (par exemple après une hospitalisation), permanent, ou à temps partiel.
 

Rémunération et contrat

 

L’accueil familial implique d’accueillir quelqu’un chez soi au quotidien, il repose donc sur un cadre clair et encadré qui protège à la fois la personne accueillie et l’accueillant.
Il existe deux façons d’organiser cette relation :

  • Contrat de gré à gré : la personne accueillie (ou son représentant) rémunère directement l’accueillant familial.
  • Accueillant salarié d’un organisme agréé : l’accueillant est employé par une structure qui gère alors les aspects administratifs et contractuels.

Dans ces deux situations, l’accueillant bénéficie de droits reconnus : une rémunération, des congés payés et une protection sociale.
La personne accueillie dispose, elle aussi, d’un cadre contractuel clair, ce qui sécurise l’accompagnement dans la durée.
 

Le coût de l’accueil se compose généralement de plusieurs éléments :

  • une rémunération quotidienne pour l’accompagnement ;
  • une indemnité pour sujétions particulières lorsque l’aide demandée est importante ;
  • une indemnité d’hébergement (logement, électricité, chauffage, eau…) ;
  • une indemnité pour les repas.

Ces montants sont encadrés et révisés au niveau départemental, ce qui explique qu’ils puissent varier d’un territoire à l’autre.
 

Aides financières possibles

 

Selon sa situation, la personne accueillie peut bénéficier :

 

Récupération sur succession et obligation alimentaire

 

Lorsque l’accueil familial est financé par l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH), certaines règles particulières s’appliquent.
Le Département peut demander une participation financière aux obligés alimentaires (généralement les enfants, et dans certains cas les petits-enfants), en tenant compte des revenus de chacun.
 
Par ailleurs, les sommes avancées par l’ASH peuvent faire l’objet, sous certaines conditions, d’une récupération ultérieure, notamment au moment de la succession, en cas de donation, ou si la situation financière de la personne s’améliore de manière significative.
 
Ces dispositions doivent être expliquées au moment de la demande, afin que la famille puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause.
 

France Alzheimer

Nos conseils

L’accueil familial peut offrir un équilibre précieux entre sécurité, présence au quotidien et lien humain, dans un cadre chaleureux. Cette solution peut convenir lorsque le maintien à domicile devient difficile, mais que la personne ne souhaite pas, ou n’est pas prête, à entrer en établissement.

Comme l’offre varie d’un département à l’autre, il peut être utile de se renseigner localement :

  • auprès du Conseil départemental, qui délivre les agréments et tient à jour la liste des accueillants familiaux ;
  • auprès d’un CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) ou d’une Maison de l’Autonomie ;
  • et, si besoin, avec l’appui du Dispositif d’Appui à la Coordination (DAC), qui peut accompagner la recherche des solutions disponibles et aider à organiser la mise en place de l’accueil.