Divers

L’aménagement du domicile vise à adapter l’environnement de la personne à ses capacités et à l’évolution de la maladie, afin de maintenir la sécurité, l’autonomie et le confort. Il ne s’agit pas de transformer brutalement le lieu de vie, mais d’anticiper progressivement, en respectant les repères, les habitudes et les préférences de la personne.
 

L’objectif principal est de réduire les risques, notamment les risques de chute, de désorientation, de brûlure ou d’errance, tout en soutenant la capacité à se repérer et à agir seul chaque fois que cela est possible. Cela peut passer par l’installation d’aides techniques simples (barres d’appui, siège de douche, éclairage nocturne), ou par des travaux d’adaptation plus conséquents (aménagement de chambre au rez-de-chaussée, adaptation de la salle de bains, sécurisation des points d’eau, éclairage des circulations).
 

Financement et accompagnement

 

Selon la situation de la personne, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés pour financer des aides techniques ou l’adaptation du logement :

  • Sécurité sociale : prise en charge de certaines aides techniques sur prescription médicale.
  • Allocation personnalisée d’autonomie (APA) : pour les personnes de 60 ans ou plus classées en GIR 1 à 4.
  • Prestation de compensation du handicap (PCH) :

La PCH est accessible sans limite d’âge lorsque la perte d’autonomie est liée à un handicap reconnu avant 60 ans ou lorsqu’une activité professionnelle est exercée. Dans ces situations, la demande peut être effectuée au-delà de 60 ans, et la PCH peut être maintenue sans plafond d’âge, y compris après 75 ans.
 

Pour une première demande lorsque le handicap apparaît après 60 ans, la PCH n’est en principe pas attribuée, l’APA étant alors le dispositif de référence.
 

Caisses de retraite (CARSAT, MSA, Sécurité sociale des indépendants) : aides à domicile, actions de prévention, adaptation du logement selon les ressources.
 

Agence nationale de l’habitat (ANAH / France Rénov’) et MaPrimeAdapt’ (à partir de 2024) : aides financières pour les travaux d’adaptation des logements des personnes âgées ou en situation de handicap.
 

Bailleurs sociaux : possibilités d’adaptation du logement sur demande.
 

L’évaluation par un ergothérapeute est souvent déterminante. Elle permet de proposer des aménagements adaptés au lieu, aux habitudes et aux capacités de la personne. Selon les territoires, cette évaluation peut être financée dans le cadre de l’APA, de la PCH, des aides des caisses de retraite ou de programmes territoriaux de prévention.
 


Sources :

Décret n° 2020-1826 du 31 décembre 2020, supprimant la limite de 75 ans pour le maintien et la demande de PCH lorsque le handicap est reconnu avant 60 ans.

France Alzheimer

Nos conseils

Nos conseils

 

Les adaptations les plus efficaces sont souvent simples et peu coûteuses.
Elles visent à sécuriser les déplacements et préserver les repères :

  • Faciliter la circulation en dégageant les passages : éviter les tapis ou les fixer au sol, ranger les fils électriques, déplacer les petits meubles gênants.
  • Éclairer les trajets nocturnes, notamment entre la chambre et les toilettes, grâce à des veilleuses ou des éclairages automatiques.
  • Installer des barres d’appui dans la salle de bains et les toilettes pour prévenir les glissades.
  • Éviter les fermetures intérieures à clé dans la chambre, la salle de bains et les toilettes afin de prévenir les situations d’enfermement involontaire.
  • Sécuriser l’accès aux objets potentiellement dangereux (couteaux, médicaments, produits ménagers).
  • Régler la température du chauffe-eau ou installer un mitigeur thermostatique pour limiter les risques de brûlure.
  • Lorsque des troubles de l’orientation ou des envies de sortir sont présents, rendre la porte d’entrée moins visible (couleur harmonisée, rideau…) pour limiter les sorties non intentionnelles sans recourir à l’enfermement.

Il est parfois nécessaire d’accepter que l’adaptation prenne du temps. Changer les habitudes ou le mobilier peut être perturbant. L’important est d’avancer progressivement, en impliquant la personne autant que possible, et en respectant son rythme.